58 | 99 vies ne suffisent pas

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Des jeux de société vraiment bien, j’en connais : Jungle Speed, Time’s Up, Ki C Ka PT… Bref, des trucs classiques qui permettent de bien s’éclater entre êtres humains. Les jeux vidéo, ça marche aussi, mais Mario Party 75, ça peut vite devenir chiant. Sauf que voilà. New Super Mario Wii est sorti. Je me le suis pris direct, convaicu de m’amuser, sans non plus penser que ça me retournerait. J’entâme donc une partie, seul. Comme prévu, le jeu reste classique et les petites touches et clins d’oeil au passé font sourire. Sauf qu’il y a un problème qui me fait chier à chaque début de niveau : l’écran fait un zoom arrière systématique, du coup, même sur mon écran 16/9 de taille moyenne, je n’y voyais plus rien. Sachant que certaines actions pas importantes comme, je sais pas… , le SAUT requièrent un précision chirurgicale pour ne pas avoir à crever bêtement, ça m’a quelque peu dégoûté du jeu. Après m’être rapproché de l’écran pour jouer tel un chat devant un aquarium, j’ai finalement compris pourquoi Nintendo a cru que je voyais trop bien. Tout ce vide, là, autour de mon personnage, ce n’est pas naturel… Mais il est là pour une raison. LOGER LE CHAOS. Vous allez vite comprendre.

Quelques semaines plus tard, avec de tristes amis — ça s’est passé le matin de Noël — l’opportunité de m’adonner à nouveau à NSMBWii s’est présentée, et c’est avec des doutes que je m’y suis relancé. Nous étions trois. « Un jeu de plates-formes à plusieurs, c’est dul », pensais-je intérieurement. Le même phénomène se produit, le jeu dézoome. Il aura suffi de quelques niveaux et surtout, de peu de skill, pour me faire comprendre que le chaos aimait se loger dans le vide. Tous ces espaces initialement démunis d’action se retrouvaient alors submergés par des boules de feu piffées, des carapaces rouges oubliées, des bonus qui nous disent au-revoir en s’échappant par le haut de l’écran… Le jeu avait donc pris tout son sens. Il n’est absolument pas fait pour être joué seul. Comment ça « c’est écrit dessus » ? Bref. S’en sont suivi des scènes plus excellentes les unes que les autres, des retournements de situation magistralement anti-paroxysmiques, quand par exemple, moi, (je), décide tout à coup que les amis des mes amis sont mes ennemis. Le potentiel putassier de ce jeu est bien au-delà de huit mille. Très rapidement, j’avais ce sentiment de toute puissance, vous savez, un peu comme dans ces séries où un héros et son némésis s’allient pour contrer un mal plus grand. « Sans moi, vous n’y arriverez pas, alors j’accepte de vous prêter main forte pour ce stage, mais en échange vous me laissez faire ce que je veux. T’as pas le choix, j’ai gagné. » Alors on s’amuse à lancer ce putain de Toad dans la lave parce que sa voix vous énerve, on lance des carapaces au hasard en espérant que Luigi se les mangera,  et on prend tous les power-up alors qu’on en n’a pas du tout besoin. Ce dernier point est peut-être le plus important, étant donné l’ultime nécessité du « chapeau », de la « toupie », de l’ »hélicoptère » ou encore du « truc qui vole, là », selon les régionalismes. Il s’agit de l’objet le plus prisé par mes comparses, et quel régal de les voir hurler à son apparition, et encore une fois quand ils ne récupèrent qu’un champignon de merde. L’attaque rodéo près d’un trou est très efficace, aussi. (C’est un putain d’overhead). Un autre truc à faire pour énerver tout le monde, tracer dans le niveau. Ne les attendez pas. Le jeu ne peut pas dézoomer à l’infini, ainsi les murs invisibles du Destin pousseront violemment tout joueur trop lent contre le relief agressif du royaume Champignon et il finira broyé. Pour les putes, flemmardes, cette fois-ci, je vous conseille également le bouton A, véritable remplacement de l’agilité. En effet, il vous place dans une bulle et vous retire temporairement du jeu. Les parties de co-op ne sont pas si mal non plus ; devoir s’organiser pour sauter sur une plate-forme qui chute au même moment et perdre trois vies à chaque essai est amusant.

Bref, ce jeu qui vous laisse être une pure enflure démonte est à mettre entre toutes les mains. Mais surtout celles des plus méchants. Ce jeu est la raison de sortir sa Wii de la poubelle. Ah, et puis le digit de Bowser Jr. qui vous nargue à la fin de chaque château est génial.

NB : L’alcool est vendu séparément.

6 Commentaires to “58 | 99 vies ne suffisent pas”

  1. Pipomantis dit :

    Écris plus souvent. Pitié.

  2. Alex C. dit :

    J’ai sorti ma Wii du placard juste pour ce jeu :)

  3. J’adore joué avec ce jeux ma wii m’a encore servie, on ne peut pas vraiment l’oublier !

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