série quarante-cinq : frak !

“Initiate Jump in 3… 2… 1… JUMP!“.
Des mois. Des années qu’on me parle de cette série. Battlestar Galactica. Niveau science-fiction “sérieuse”, la seule chose que je me suis permis de regarder était Stargate SG-1. Et encore, j’ai laissé tomber quand c’est devenu Star Wars vs. McGuyver. Et qu’il a perdu, le con. Depuis, plus de “space opéras”, comme on les appelle. Le package avait tout pour me dégoûter : futurisme, militarisme, DES ROBOTS… Sauf que tout le monde me faisait chier avec “l’ultiiiiime saisoooon”, les messages Twitter incessants, ou encore les messes basses pour discuter du dernier cliffhanger.
C’est donc avec beaucoup de préjugés (et de panurgisme) que j’ai visionné (#hadopi) la mini-série qui sert de prélude à Battlestar Galactica. Puis la première saison. Et la seconde. Et les webisodes. Et la troisième. Et Razor. Et la quatrième et dernière saison. Si bien que j’ai dû retarder mes épisodes d’Eastenders et Hollyoaks. Je ne sais pas ce qui m’a pris. Cette série m’a juste rendu dingue, pour des raisons au fond assez basiques : l’histoire et les personnages qui la portent.
L’intrigue est simple et n’invente pas grand chose : les humains vivent sur douze planètes qui forment les Douze Colonies. Pour les aider dans leur vie de tous les jours, ils conçoivent des machines humanoïdes baptisées Cylon (un acronyme pour je-ne-sais-quel nom à rallonge), qui commenceront à développer une intelligence propre, qui leur permettra plus tard de se rebeller et de s’en prendre aux humains pour ces années d’esclavage. Cylon lance l’attaque HOLOCAUSTE façon bombe H ! C’est super efficace ! De 12 milliards, les humains passent à 50 000 âmes (et beaucoup de poussière). Ces humains sont en fait ceux qui sont parvenus à s’échapper pendant l’attaque. À bord de leur flotte, composée de vaisseaux de tourisme et de voyage et d’UN vaisseau de guerre, ils se défendent des Cylon, qui les poursuivent dans tous les recoins de l’univers. Le plot twist, c’est qu’un des Cylon a une apparence parfaitement humaine et s’est glissé parmi les humains… Je ne peux vraiment pas en dire plus si vous souhaitez regarder la série qui en vaut vraiment la peine.
Alors qu’est-ce qui, dans ce scénario somme toute classique, permet d’en faire une de mes nouvelles séries préférées ? Bien que la colonne vertébrale de la série soit une machine de guerre (le Battlestar Galactica), cet élément est un argument de défense et non d’attaque. Je rappelle que nous, pauvres humains, sommes les victimes dans cette affaire. Les Cylon ont une technologie plus avancée que la nôtre et ils font que nous embêter avec. Le patriotisme militaire fait place à l’instinct basique de survie. L’espoir réside à la fois dans la recherche de points de chute, et surtout dans la fuite. Fuir. Fuir. Et encore fuir. Alors “non”, BSG n’est pas une série qui transpose bêtement “le chat et de la souris” dans l’espace. C’est tellement plus profond…
Il y a l’histoire aussi, la mythologie. L’épopée des humains est racontée à travers la totalité de la série, sous forme de prophéties et autres légendes, qu’on pourrait facilement comparer à nos bibles. Elles ont véritablement été travaillées et sont très prenantes. Elles donnent une dimension supplémentaire à l’exode des derniers Hommes.
Les personnages, hauts en couleurs, permettent de voir la série sous des angles différents à tous moments. On ne peut pas la regarder sans s’attacher et/ou s’identifier. On se demande parfois s’ils ne sont pas plus humains que nous. Vous n’y trouverez aucun stéréotype américain. Vous n’aurez jamais fait le tour d’un personnage avant d’avoir vu le dernier épisode. Vous ne devinerez jamais ce qu’il va se passer. Vous en voudrez toujours plus. Comme moi aujourd’hui.
Mangez du Battlestar Galactica. Ça fait du bien à l’intérieur de dans toi-même.
Je n’ai vu que la mini-série, et grands Dieux que j’ai trouvé ça nul
c’est si bien que ça ensuite ? Ça a une chance de me plaire même si j’ai vraiment détesté la mini-série ?
OH QUE OUI ! La mini-série c’est vraiment le côté historico-barbant de BSG, qui ne fait que poser les bases assez importantes de la série. La suite c’est au-dessus de neuf mille.
Mighty useful. Make no mistake, I aprpecaite it.
Ok c’est noté.