rétro quatorze : rival schools

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Et non, je ne vais pas parler de Street Fighter IV (et pourtant Dieu sait que j’en meurs d’envie ― mais ça sera pour plus tard), mais plutôt de Rival Schools. Ce jeu est sorti en 1997 (j’avais alors 12 ans) et j’ai dû, si ma mémoire ne me fait pas trop défaut, y toucher pour la première fois un an plus tard, pendant les vacances d’été, dans une salle d’arcade d’Hossegor dans les Landes. Déjà à l’époque, un peu comme un des “Anneaux”, le jeu m’avait parlé et donné rendez-vous plus tard dans ma vie. Puis les vacances se sont achevées et j’ai eu le temps de tout oublier. Sauf que l’hiver de la même année, on pouvait voir des spots TV et des affiches pour le jeu. Ce n’est que beaucoup plus tard que je me suis procuré ma propre copie de Rivalscoulz.

La première particularité de ce jeu, c’est sa mochété assumée. Depuis Tekken, pourtant sorti 4 ans plus tôt, je n’ai pas été capable de compter aussi facilement des polygones. D’ailleurs, le défilement du paysage était identique à celui du jeu de Namco (sol en 3D, décors en papier peint circulaire situés à une distance insaisissable).

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Deuxième attrait, la simplicité. Le menu des options nous permettait des configurer les boutons de telle sorte qu’ils exécutent les furies automatiquement. Sans compter qu’il n’y a dans le roster QUE des “shotokan” (comprendre personnages à la Ryu qui se manipulent avec des quarts de tours ― merci Pipo), et que le buttonmashing permet à n’importe qui de finir le jeu avec des perfect. Troisième point : son charme inexplicable. En fait si je peux l’expliquer. Des furies complètement démesurées, un esprit anime loufoque en prime, des personnages plutôt charismatiques… Impossible de ne pas se laisser prendre au jeu. Enfin, l’univers sonore. C’est de loin ce que j’ai préféré dans Rival Schools. Des thèmes très catchy joués sur un synthé d’AB Prod, ce qui rend la chose encore plus kitch (le mauvais goût, ça se cultive). Un peu à la manière du “AYOUKEN” de Street Fighter II, je faisais semblant de parler japonais en répétant les digits très… expressifs des persos du jeu.

Rival Schools, c’est le jeu que mes amis et moi avons endormi pendant plusieurs années, et ce sans honte. Le gameplay, les persos, la musique, les coups, pfiou… Trop de choses dans cette galette. Du faux shoryu reppa de Roy, au faux genkidama de Batsu en passant par le faux flash kick de Kyosuke (Capcom inside). Bref, RS a profondément marqué mon adolescence, ce qui me permet de le placer sans aucune hésitation au rayon des jeux cultes.

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